Chers membres,

C’est sous le signe de la fierté que nous venons de clore cette 20e année d’existence de Recyclage Vanier. Ce sentiment de fierté, je le partage avec vous toutes et tous aujourd’hui, car l’image de marque de notre entreprise collective est désormais associée à l’excellence. Cette image découle autant de la qualité de ses services, de la richesse de sa vie démocratique, de son engagement dans le milieu, de son réseau de partenaires, de la rigueur de son management, du professionnalisme de son équipe permanente, de sa structure de gouvernance, de sa notoriété et de son leadership, de son impact environnemental que du beau petit bout de vie qu’elle offre à ses travailleurs temporaires. Inutile de vous dire qu’il s’agit pour moi d’un privilège et d’un honneur de présider une telle organisation.

Tout ce qui précède est aussi largement reconnu dans notre milieu et bien au-delà. Nous constatons toutefois que cette reconnaissance tarde à se concrétiser sur le plan financier. Avec les membres de Concertation recyclage Québec, nous avons réussi à positionner les entreprises d’économie sociale au chapitre des mesures qui découleront du plan de gestion des matières résiduelles de la Ville de Québec. Résultats : 450 000 $ sont prévus pour l’année 2006 pour soutenir les activités de nos entreprises (récupération, réemploi, recyclage, valorisation), et 225 000 $ pour 2005.

Pour sa part, le ministère de l’Environnement du Québec a mis sur pied un programme de 4 millions de dollars sur trois ans qui sera dédié aux entreprises d’économie sociale en environnement et qui vient en guise de soutien aux municipalités québécoises pour la réalisation des plans de gestion de matières résiduelles. Il s’agit d’un beau geste, certes. Mais dans les faits, cela représente un budget d’environ 300 000 $ pour les entreprises de la région de Québec, soit 10 fois moins que ce que nous avons obtenu avec le programme précédent, Action 7. Ceci est nettement insuffisant considérant les ajustements que nous devrons apporter à nos modes de collecte et de production, qui nécéssiteront beaucoup d’investissements.

Force est de constater que nous ne sommes pas à un paradoxe près. Les pouvoirs publics nous donnent d’une main et reprennent de l’autre. En effet, alors qu’on remarque des efforts de reconnaissance de la part de nos partenaires publics tels Emploi-Québec, le ministère de l’Environnement du Québec et la Ville de Québec, voilà qu’une société d’État menace très sérieusement la pérennité de notre organisation. Je fais référence ici à l’augmentation faramineuse de notre contribution à la CSST, en raison d’un changement de classification, le tout ayant un impact majeur sur nos frais d’exploitation et sur notre rentabilité.

Nonobstant ce qui précède, le conseil d’administration s’était engagé, l’an dernier, à bonifier substantiellement les conditions de travail actuellement offertes aux membres de l’équipe permanente. Nous avons honoré cet engagement en enclenchant un processus qui a mobilisé les employés et les administrateurs. Je tiens d’ailleurs à remercier Marcel Arteau, de la Coopérative Tandem, qui nous a guidés dans nos réflexions, ainsi qu’Armand St-Laurent, Sylvain Lévesque (administrateur) et Julie Duplessis, représentante des employés, qui m’ont appuyé tout au long du processus dans lequel j’étais également accompagné par le directeur général, Jacques Bernier.

Je me permets ici de vous annoncer quelques éléments qui font déjà consensus et qui reflètent très bien l’importance que nous accordons au traitement de nos travailleuses et travailleurs. Je fais ici référence à nos us et coutumes relativement au partage de nos surplus. Ainsi, il est prévu qu’à l’avenir, et lorsque nous serons en mesure de le faire, 60 % de nos surplus seront dédiés à la réserve générale, 30 % aux membres de l’équipe permanente et 10 % aux travailleurs temporaires et à nos précieux collaborateurs du CRDI. Nos réussites sont collectives et nous les reconnaissons comme telles.

Pour conclure, je tiens à remercier très sincèrement nos partenaires majeurs que sont Emploi-Québec et Cascades. Je désire également souligner l’excellente relation d’affaires que nous avons développée au fil des ans avec notre locateur, SPB Canada, et son représentant monsieur Georges Vézina qui, par leur ouverture d’esprit, contribuent à l’accomplissement de notre mission et nous facilitent grandement les choses.

Le président du conseil,
Serge Duclos


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