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LE DÉVELOPPEMENT DURABLE
Qu’est-ce que le développement durable ? La définition claire et simple de la Commission Bruntland émise en 1987 reste toujours d’actualité: « un développement qui répond aux besoins du présent, sans compromettre celui des générations futures de répondre aux leurs ».
Le développement durable n’est donc pas un lieu de compromis d’intérêts divergents, mais plutôt, comme le suggèrent les termes anglais « sustainable development », un développement qui tient compte de la capacité de support et de renouvellement des écosystèmes et des ressources. La définition du développement durable fait aussi appel à l’équité dans l’utilisation des ressources entre les peuples et entre les générations. On dira donc d’un développement (ou d’un mode de consommation) qu’il est durable s’il est reproductible par tous les habitants de la planète, et ce, en perdurant dans le temps.
Il est convenu que nous, les Nord-Américains, avons dépassé de beaucoup cette capacité de support. Notre niveau de consommation, en particulier énergétique, est non seulement inéquitable envers les autres habitants de la planète, mais il est aussi dommageable parce qu’il entraîne des conséquences négatives sur le plan environnemental à l’extérieur de notre continent. Ce niveau de consommation est enfin irresponsable parce :
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qu’il ne permettra pas aux générations futures de jouir des mêmes avantages que ceux qu’ont eus les générations actuelles et passées ;
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qu’il menace de disparition des millions d’espèces animales et végétales;
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qu’il met en danger l’espèce humaine.
Si tous les humains aspiraient au style de vie des pays industrialisés,
il faudrait cinq planètes Terre afin d’assurer, de manière soutenable à long terme,
nos besoins en air, sol, eau, énergie, etc. |
Pour agir de façon responsable vis-à-vis des autres peuples et des générations futures, le développement durable commande que l’on restreigne notre niveau de consommation. Cela signifie donc qu’il faut poursuivre le virage pour revoir non seulement nos habitudes individuelles et collectives, mais aussi que l’on révise nos modes de production et de distribution pour que ceux-ci génèrent moins d’impacts. Il faut donc continuer, entre autres, à favoriser le recyclage, la récupération et la valorisation, utiliser des moyens de transport écologiques comme l’autobus, la marche et le vélo, aménager le territoire de manière plus compacte autour de noyaux de services et d’infrastructures de transport en commun et, enfin, obliger les entreprises à être respectueuses non seulement de l’environnement, mais des principes du développement durable.
Le gouvernement du Québec devrait adopter, au printemps prochain, la loi sur le développement durable. Cette loi obligera tous les ministères à revoir leurs pratiques, programmes et politiques pour s’assurer qu’ils intègrent les principes du développement durable. C’est donc l’ensemble de nos actions et de nos comportements qui seront bientôt touchés par cette loi nécessaire.
Alexandre Turgeon
Directeur général
CRE-Capitale nationale
Conseil régional de l’environnement – région de la Capitale nationale

TRUCS ET ASTUCES
Célébrer autrement!
La période des fêtes prend fin et une montagne de papiers d’emballage et de rubans engorge nos bacs de récupération. Le papier d’emballage, à l’exception du papier métallisé, s’y retrouve après une seule et trop courte utilisation. Voici quelques trucs pour emballer autrement. Les morceaux de tissus aux couleurs et aux motifs de la fête ou un sac de tissu réutilisable constituent des emballages uniques et durables. Le papier récupéré, les coupures de revue, les images de calendrier et le papier journal représentent quelques matériaux à utiliser pour créer un emballage original et personnalisé. Mais si vous ne pouvez pas vous passer des papiers d’emballage standards, conservez les beaux morceaux et les rubans pour une prochaine occasion. Cette année, fêtons originalement et écologiquement! Et pourquoi ne pas commencer avec les cadeaux de la Saint-Valentin?
La chaleur du foyer sans se ruiner, c’est possible.
Les premiers mois de l’année favorisent les moments passés dans la chaleur de nos foyers. Grâce aux systèmes de chauffage, nos maisons restent chaudes et confortables malgré la froidure hivernale. Mais, ce confort a un coût. En effet, environ 60 % des dépenses énergétiques reliées à la maison sont consacrées au chauffage. Assurons-nous donc de ne pas chauffer le dehors! De l’air froid qui entre dans la maison nécessite une plus grande demande en chauffage. Vérifiez alors l’étanchéité de vos portes et fenêtres. Calfeutrez et installez des coupe-froid. Jusqu’à 25 % des pertes de chaleur de la maison proviennent des fenêtres. Le jour, ouvrez les rideaux pour laisser entrer les chauds rayons du soleil et la nuit, fermez-les pour conserver la chaleur accumulée. Chauffer efficacement demande moins d’énergie et représente un bénéfice significatif pour l’environnement et aussi pour votre portefeuille!
Barbara Genest, Québec'Ère
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