La Semaine des entreprises d’insertion du QuÉbec : une rÉussite totale

L’automne 2005 fut riche en émotions pour les entreprises d’insertion puisqu’il a été marqué par la première «Semaine des entreprises d’insertion du Québec», sous le thème «Attention : Projets de vie au travail».

Du 24 au 29 octobre 2005, les entreprises d’insertion ont célébré la première édition de la Semaine, en proposant toutes sortes d’activités, notamment des portes ouvertes, des 5 à 7 et bien d’autres événements. Ceux-ci se sont déroulés à travers les douze régions du Québec.

Par ailleurs, les quatre entreprises de la Capitale Nationale ont connu un franc succès, le 26 octobre dernier, en organisant un 4 à 7, en présence de madame Michèle Courchesne, ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale et du président du Collectif, monsieur Guy Larocque.

Comme activité mobilisatrice et en guise de lancement de la Semaine, le Collectif et ses 44 entreprises ont organisé un défilé haut en couleurs mettant en scène, de façon originale, leurs produits et services. Ainsi, les nombreux invités ont été époustouflés par la variété des costumes. Cet événement, qui s’est tenu à Montréal, a permis de démontrer une fois de plus le dynamisme des entreprises d’insertion!

Cette activité a provoqué une belle effervescence de la part des entreprises membres du Collectif, pour qui le succès de la Semaine n’aurait été possible sans la participation bénévole d’au moins 100 personnes.

Nous les remercions chaleureusement.

Le comité organisateur

Nahid Aboumansour
(Petites- Mains) Montréal.

Jacques Baillargeon
(Distributions l’Escalier) Montréal.

Agnès Beaulieu
(Insertech Angus) Montréal.

Jacques A. Bouchard
(Le Collectif) Montréal

Perrine Carton
(Le Collectif) Montréal.

Nathalie Larose
(Le Piolet) Capitale Nationale

Alain Lavault
(Prise) Centre du Québec.

Marcel Leduc
(Pro-Prêt) Montréal.

Claudine Lefebvre
(Le Collectif) Montréal

Darllie Pierre-Louis
(Buffet Accès Emploi) Lanaudière.

Gérald St Georges
(Paradoxe) Montréal.

Isabelle Vallée
(Petites-Mains) Montréal


 

Le financement des entreprises d’Économie sociale : diversitÉ des besoins et des ressources

Les entreprises d’économie sociale ont besoin de fonds pour démarrer, prendre de l’expansion, moderniser leurs installations et diversifier leurs activités afin d’assurer leur pérennité. Voici comment se classent les différentes sources de financement existantes. En premier lieu, une distinction est à faire entre les besoins de financement à court terme et à long terme des entreprises collectives.

Financement à court terme

Les besoins de financement à court terme sont liés aux opérations et à la réalisation d’activités courantes et d’objectifs de développement. Dans ces cas, les entreprises peuvent avoir accès à du financement temporaire pour leur fonds de roulement, tel qu’une marge de crédit garantie par les comptes à recevoir et l’inventaire. Elles peuvent également financer leurs opérations à l’aide de mesures sectorielles ou de fonds gouvernementaux (tels que ceux mis en place, par exemple, pour les entreprises culturelles, les CPE, les entreprises d’aide domestique, les entreprises du secteur de l’environnement, etc.), de subventions salariales, de ventes de produits et de services, des revenus d’activités bénéfices et, parfois, du fonds d’économie sociale.

Financement à long terme

Afin de soutenir leur développement et leur croissance, les entreprises d’économie sociale ont également besoin de véhicules de financement adaptés en fonction de leur stade de développement. L’autre type de financement vient donc répondre à un besoin à plus long terme. Aussi, au cours de leur croissance ou de leur développement, les entreprises d’économie sociale sont inévitablement confrontées à des besoins de financement qui ne pourront être comblés par des sources internes. Elles devront alors nécessairement recourir à du financement externe. Plus la croissance sera importante, plus les besoins de fonds externes seront grands.

Pour permettre à ces entreprises de se développer de façon autonome, il existe, en plus du financement bancaire, des outils de financement adaptés à leurs spécificités comme des prêts à long terme provenant de fonds d’investissement en économie sociale à des fins de développement ou de capitalisation. Parmi ceux-ci, on compte ceux du Réseau d’investissement social du Québec (RISQ), des fonds locaux d’investissement des centres locaux de développement (CLD) ou des sociétés d’aide au développement des collectivités (SADC), du crédit communautaire, de Filaction, de Fondaction, du Fonds d’investissement coopératif et d’Investissement Québec.

Un outil de financement innovateur

Ces produits financiers ont des échéances de remboursement du capital variant entre 2 et 10 ans, ce qui a un impact considérable sur l’endettement de l’entreprise. Pour pallier à cette situation, le Chantier de l’économie sociale travaille actuellement à mettre sur pied une fiducie dont les produits financiers offerts aux entreprises collectives s’apparentent à de l’équité (actif net pour les OBNL ou avoir pour les coopératives). En effet, le capital investi sera remboursable seulement après 15 ans, à un faible coût et en complémentarité avec les produits financiers mentionnés ci-dessus. Les produits de la Fiducie du Chantier de l’économie sociale seront disponibles sous peu. Une annonce officielle sera faite à cet effet.

Pour plus d’information sur les diverses sources de financement des entreprises d’économie sociale, il est possible de consulter le site du Chantier au www.chantier.qc.ca.

Liette Courchesne et Isabelle Ricard
Chantier de l’économie sociale


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